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13 janvier 2010

Séguin : pourquoi tant d'hommages ?

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Grand serviteur de l’Etat, homme d’exception, Républicain hors pair… depuis le décès de Philippe Séguin jeudi dernier un déluge d’hommages s’est abattu sur la France dans une belle et émouvante unanimité médiatique.

 

Difficile de ne pas sourire – jaune – devant ce qu’il faut bien qualifier de vaste bal des faux culs venant de responsables politiques qui ont méthodiquement trahi ou tourné le dos à presque tous les idéaux défendus par Philippe Séguin – avec un succès électoral tout relatif – depuis 15 ans.

 

Reste que même si elles relèvent en partie d’une construction médiatique,  la considération pour l’homme et l’émotion liée à sa mort étaient palpables ces derniers jours chez la plupart de nos concitoyens – je me range d’ailleurs bien volontiers dans le lot.

 

Je vois au moins deux raisons pour expliquer cette émotion populaire sincère (en comparaison aux larmes de crocodiles de bien de nos politiques) : l’une bonne, l’autre moins.

 

La première : le goût prononcé des Français pour la nostalgie des Grands Hommes et un prétendu âge d’or de la politique, sur le registre du « c’était mieux avant », « il n’y a plus de véritable homme d’Etat en France »… Cette nostalgie n’est sans doute pas nouvelle mais elle est exacerbée depuis quelques années. Il suffit de voir la passion des Français pour leur patrimoine, leur généalogie et leur passé glorieux pour s’en convaincre. Un pays qui dépense plus d’énergie et d’argent public pour restaurer ses églises plutôt que pour créer des équipements pour la jeunesse n’est-il pas symptomatique de cette dérive ?

 

Deuxième raison : le rejet en creux de la façon dont le pouvoir est incarné aujourd’hui dans notre pays et singulièrement par Nicolas Sarkozy. Comment, en effet, ne pas voir dans l’émotion suscitée par la mort de Philippe Séguin une sorte de long remords de Français qui aimeraient trouver dans leur chef d’Etat rigueur, probité et intransigeance sur les valeurs quand ils ne voient dans l’actuel président de la République qu’agitation, compromission et soumission aux forces de l’argent.

 

Alors, nostalgiques les Français ? Peut-être bien, oui mais on les comprend…

27 octobre 2009

Retour sur "l'affaire Mitterrand"

fredericmitterrand.jpgComment ne pas revenir, au moins un instant, sur ce qui faut bien appeler "l'affaire Mitterrand" ? 

Beaucoup a déjà été écrit et, comme souvent en pareil cas, on eut droit à beaucoup d'excès de part et d'autre. Je ne reviendrai pas sur le fond de l'affaire. Comme Olivier Besancenot, je ne tiens à être ni l'avocat, ni le juge de l'actuel Ministre de la Culture et de la Communication auquel il faut reconnaître un courage certain dans la façon dont il a affronté ce douloureux épisode de sa toute jeune carrière politique.

Mais il faudra un jour que l'on m'explique comment, par un tour de passe passe dont seuls les médias ont le secret, on en est venu à transformer "l'affaire Mitterrand" en une "affaire Hamon"; comment une grande partie de l'intelligenstia philsophico-médiatique en est venue finalement à réclamer, dans une extraordinaire pirouette, la démission du porte-parole du parti socialiste.

On peut bien sûr questionner ou contester l'attitude de Benoit Hamon et de plusieurs de ses camarades socialistes dans ce débat. Mais la violence et l'hystérie qu'elles ont déclenchées - au premier rang desquelles figure l'hallucinante tribune de Bernard Henri Levy dans le Monde - auraient finalement plutôt tendance à leur donner raison.

Qui ne voit pas, en effet, que cette unanime levée de bouclier de tout ce que Paris compte de penseurs médiatiques et d'éditorialistes pour soutenir Frédéric Mitterrand vient accréditer un peu plus l'idée, de plus en plus insupportable au commun des mortels, d'un soutien inconditionnel de l'élite politico-médiatqiue à l'un des leurs ? Qu'il suffirait de s'appeler Frédéric Mitterrand, de passer à la télé ou d'habiter le 6ème arrondissement pour être, non seulement au dessus des lois mais surtout inacessible à toute critique ?

A contrario, quels crimes Benoît Hamon a-t-il bien pu commettre pour mériter un tel lynchage ?

Relayer les propos de Marine Le Pen ? Est-ce à dire qu'il faut s'abstenir de traiter d'un sujet dès lors que le Front National l'a abordé ? Ce serait evidemment absurde et dangereux car abandonner à l'extrême droite des pans entiers du débat public; on a vu avec quel succès dans les années 80 et 90.

S'inquiéter qu'un Ministre de la République puisse faire l'apologie du tourisme sexuel ? Frédéric Mitterrand s'en est depuis expliqué et a indiqué qu'il condamnait fermement toute forme de tourisme sexuel. Dont acte. Mais il n'était donc pas illégitime de poser la question. 

Benoît Hamon serait-il alors suspect de jouer les pères la morale, comme s'en sont inquiétés plusieurs commentateurs ? Etonnante conception en vérité car, que je sache, le tourisme sexuel n'est pas affaire de morale; il s'agit ni plus ni moins qu'une infraction pénale !

Aurait-il alors fait assaut d'homophobie en assimilant homosexualité et pédophilie ? Rien dans les propos du porte-parole du PS ne permet de porter de telles accusations. Et cette façon de tenter ainsi de disqualifier quelqu'un avec lequel on est en désaccord a quelque chose de détestable. En outre, ce sont bien les écrits de Frédéric Mitterrand lui même qui sèment le doute et la confusion lorqu'il parle à plusieurs reprises de "gosse", de "garçon" ou "d'éphèbes"... toutes figures bien loin du masseur de 40 ans qu'il s'est plû à décrire lors de son interview au journal de 20h de TF1. Même si - répétons-le - rien dans ces même écrits ne permet d'accuser d'une quelconque façon Frédéric Mitterrand de pédophilie.

Quelques observations, pour finir. On a beaucoup dit que le clivage qui s'était fait jour à l'interieur même du PS sur cette question était d'ordre générationnel. Je ne le crois absolument pas. J'y vois en revanche une nouvelle illustration de la ligne de fracture qui partage au sein de la gauche en général les libéraux libertaires des tenants d'une conception plus "républicaine" au sens où Jean-Pierre Chevènement a pu longtemps la représenter.

Ce débat est également le révélateur du rapport délicat de la Gauche et du Parti socialiste en particulier à la morale. Comme si porter un discours moral et être de gauche était forcément, pour certains, antinomique ou comme si "morale" ne pouvait forcément rimer qu'avec "moralisme". Or, je suis convaincu que c'est précisément parce que la Gauche a abandonné depuis trop longtemps ces questions à la Droite et à l'extrême droite qu'elle perd les élections nationales.

Enfin, mais la chose est liée, ce débat est révélateur là aussi du rapport complexe de la Gauche mais aussi des élites politico-médiatiques avec le peuple. Il n'est qu'à voir les accusations de "populisme" qui ont immédiatement fusées à l'encontre de Benoît Hamon ou de Manuel Valls. Argument d'autorité qui clot tout débat avant même de l'ouvrir en "criminalisant" en quelque sorte la parole de celui avec qui on est en désaccord. Que les habituels tenants de la pensée unique aient recours à ce procédé malsain est devenu hélàs une habitude. Ce qui est plus gênant c'est que certains socialistes ou hommes de Gauche aient cru nécessaire de s'y associer. Il y aurait d'ailleurs beaucoup à dire sur ce recours abusif à la notion de populisme dans notre débat public en ce qu'il illustre la cécité et le mépris d'une large part de ceux qui s'autorisent à dire ce qui est bien et bon dans l'actualité à longeur d'ondes et de colonnes. Mais cela mériterait de trop longs développements.

Concluons avec quelque ironie sur l'étrangeté qu'il y a à voir toute la sarkozye triomphante se sentir obligée de prendre la défense de Frédéric Mitterrand. N'est-ce pas notre actuel Président de la République qui voulait, il y a à peine plus de deux ans, "liquider" l'héritage de mai 68 et s'extraire de la pensée dominante des élites ? A la vue de ces derniers épisodes, on comprend mieux le malaise d'une grande partie de l'électorat UMP ! 

 

04 octobre 2008

Crise financière : la gestion hasardeuse du gouvernement

crisefinanciere.jpgDepuis une dizaine de jours, la communication du Gouvernement sur la crise financière alterne propos tantôt alarmistes et tantôt lénifiants. Au point d'être parfaitement incompréhensible et de renforcer les inquiétudes dans un contexte déjà passablement incertain.

Il y eu d'abord la tonalité volontairement dramatique du discours du président de la République à Toulon avec une arrière pensée évidente : faire porter le chapeau des mauvais résultats économiques de la France à la crise internationale. Au risque, en jouant sur la peur supposée des petits épargnants, de susciter une véritable panique dans la population française restée pourtant remarquablement sereine depuis le début de la crise financière.

ll y eut ensuite les propos rassurants de la ministre de l'économie ou du Gouverneur de la Banque de France : rassurez-vous bonnes gens, le système bancaire français est infiniment plus sain et résistant que son homologue américain... nulle crainte à avoir à ce sujet. Mais alors pourquoi Nicolas Sarkozy avait-il tenu à affirmer à ce même meeting de Toulon que l'Etat garantirait à l'euro près l'épargne des Français ? Pourquoi envisager de proposer à l'Union européenne un plan de 300 milliards d'euros pour venir en aide au système bancaire, plan immédiatement rejeté par les allemands ?

Il y eut par ailleurs l'annonce faite par François Fillon de sa volonté d'utiliser l'encours du Livret A pour financer le crédit des petites entreprises. Aussitôt les organismes HLM crient - à raison - au pillage organisé puisque les fonds versés sur les livrets A sont censés ne financer que le logement social qui en a bien besoin soit dit en passant. Mais il y a plus grave : en s'en prenant au sacro saint Livret A, placement fétiche des Français, surtout les plus modestes, le Gouvernement prend le risque d'inquiéter un peu plus les ménages qui ont trouvé dans ce placement garanti un utile refuge en ces temps incertains. En terme de symbole, on fait mieux...

Il y a enfin cet incroyable embroglio sur la croissance - en berne - et cette incompréhensible dénégation sur la récession. Au point qu'en quelques heures hier on eut le droit à un festival de langue de bois jusqu'à cet aveu pathétique d'Eric Woerth finissant par ne reconnaître qu'une "récession technique" ! Ah bon ? Et qu'est-ce que c'est une récession non technique ?

Et que dire de l'entêtement des ministres de l'économie et du budget sur les prévisions de croissance pour 2008  irréalistement maintenues pendant des mois à 2% avant d'être brutalement démentis par les faits ?

Bref, on le voit bien, le Gouvernement est pris au piège entre la stratégie présidentielle de dramatisation qui permet à Nicolas Sarkozy de s'afficher en sauveur, multipliant jusqu'au tournis les réunions de crise à l'Elysée ce qui ne fait que renforcer la confusion et l'inquiétude, et sa volonté de ne pas céder à la psychose, ce qui l'inciterait plutôt aux discours de dénégation et à la méthode Couée.

En période de crise plus qu'en toute autre, l'agitation ne fait décidément pas une bonne politique !

28 septembre 2008

Sarkozy : l'erreur historique

sarkoerreurhisto.jpgC'est à un véritable réquisitoire de la politique économique menée par Nicolas Sarkozy que se livre Jean Peyrelevade, ancien dirigeant du Crédit Lyonnais devenu proche conseiller de François Bayrou, dans ce court essai, aussi brillant qu'irritant.

Brillant, Jean Peyrelevade l'est incontestablement lorsqu'il décrit l'impasse d'un pouvoir ultra-personnalisé. Même s'il s'en défend, l'auteur s'en prend directement à la personnalité du président de la République, impérieux et sûr de lui au point d'imaginer que la volonté d'un seul homme pourrait venir à bout de toutes les difficultés et de tous les blocages de la société française.

Irritant lorsqu'il assène ses vérités avec l'arrogance de la Noblesse d'Etat, renvoyant la plupart de nos gouvernants à leur ignorance économique. "Laissez faire ceux qui savent" pourrait résumer cet ouvrage aux relents aristocratiques.

Sur le fond, la thèse de Peyrelevade est assez simple : loin d'être le Grand Réformateur devant l'Eternel que la presse nous présente, Nicolas Sarkozy ne fait que reproduire les erreurs du passé et conforter les Français dans l'illusion que réforme ne rime pas forcément avec sacrifices. A ne pas vouloir engager la France dans une véritable cure d'austérité, comme a pu le faire l'Allemagne sous Schroeder, Sarkozy, par démagogie, ne ferait que retarder un peu plus le nécessaire redressement du pays. Bref, en lieu et place de réformes profondes, le président de la République n'aurait engagé que des mesurettes cosmétiques.

Du sang et des larmes ! C'est la potion amère que prescrit Peyrelevade dans son ouvrage.  L'urgence : rétablir la compétitivité des entreprises françaises en chute libre depuis la fin des années quatre-vingt-dix sous le double effet des 35 heures et de l'augmentation continue des dépenses publiques. La recette : un plan drastique de diminution des dépenses de l'Etat et un allègement des charges qui pèsent sur les entreprises. Comment y parvenir ? En mettant l'Etat au régime sec et en augmentant les impôts qui pèsent sur les seuls ménages. Une façon de confirmer le vieil adage selon lequel "la France vit au dessus de ses moyens".

Dès lors, on comprend que les premières mesures économiques prises par Nicolas Sarkozy n'aillent pas dans le sens souhaité par l'ancien pdg du Crédit Lyonnais. La loi TEPA ? Ruineuse pour nos finances publiques, elle constitue une inutile relance de l'économie quand c'est une politique de l'offre qu'il faudrait développer. Et que dire de la dizaine de taxes nouvellement créées qui ne font que dégrader un peu plus la compétitivité des entreprises ?

Alors bien sûr on sursaute lorsque Jean Peyrelevade semble nier l'évidence, notamment l'accroissement des inégalités au sein de la société française ou la lente et régulière érosion du partage de la valeur ajoutée entre travail et capital au profit de ce dernier.

Pour autant, comment lui donner tort lorsqu'il appelle à un effort sans précédent en faveur de la recherche ou de l'éducation afin de moderniser notre appareil productif et générer des emplois mieux qualifiés ? Comment lui donner tort lorsqu'il estime que ces investissements indispensables ne pourront s'opérer qu'au prix d'une véritable réforme de l'Etat qui permette de générer des moyens adaptés ?

C'est donc avec intérêt qu'on lira cet essai stimulant pour contribuer - peut-être - à imaginer l'après Sarkozy.

11 août 2008

Un bon livre sur le Grand Paris

1954730299.jpgDepuis quelques mois, la question du Grand Paris agite le débat public. Véritable serpent de mer de l’actualité institutionnelle française, évoquée par Michel Rocart à la fin des années quatre-vingt, elle a resurgit il y a un peu plus d’un an à la faveur de Nicolas Sarkozy et a pris un peu plus de consistance avec la nomination, en mars dernier, d’un secrétaire d’Etat à la Région capitale, Christian Blanc.

 

Mais entre vrais enjeux et arrière-pensées politiques, il n’est pas toujours facile de voir clair dans ce débat appelé à connaître de multiples rebondissements dans les semaines et les mois à venir. Un livre vient de paraître aux éditions de la Villette qui a le mérite de dresser un vaste panorama, dénué de toute prise de position partisane, sur cette question. C’est celui de l’architecte et urbaniste Philippe Panerai, intitulé Paris métropole, formes et échelles du Grand Paris.

 

Richement illustré, notamment par différentes cartes de l’agglomération parisienne qui donnent à voir à la fois les changements et la persistance de certaines données à travers le temps, cet ouvrage a le mérite d’être écrit dans un langage accessible au néophyte.

 

Ancré dans l’actualité la plus récente (figure notamment une analyse sans concession du projet de Schéma Directeur de la Région Ile-de-France en cours d’adoption) mais non dénué d’éclairage historique, il se compose  de sept chapitres qui permettent d’aborder, tour à tour, les différents volets qui structurent le débat sur le Grand Paris :

- la question de la densité, où l’on apprend que la densité est une notion éminemment subjective, selon que l’on est Français, Américain ou Chinois, que l’on habite dans les tours du Front de Seine, des Olympiades ou de Clichy Montfermeil ;

- la question des échelles et des limites, où l’on comprend que ce qui fait une ville ce sont ses limites mais que celles-ci ne peuvent plus s’entendre aujourd’hui comme des frontières infranchissables ;

- la question des géographies, où l’on voit qu’un territoire ce sont d’abord ses paysages  et qu’il est toujours vain de vouloir tourner le dos à ces vérités géologiques ;

- la question des pavillons et des grands ensembles, ou comment réconcilier deux formes urbaines apparemment inconciliables ;

- la question de la mobilité et des centralités, où l’on se rappelle qu’une ville ce sont d’abord des espaces de rencontre et d’échange et des liens entre ces espaces ;

- enfin la question de la gouvernance métropolitaine, où l’auteur propose de dépasser le traditionnel modèle radioconcentrique du développement urbain pour une polycentralité hiérarchisée ;

- sans oublier – septième et dernier chapitre – un regard comparé sur le fonctionnement de quatre villes-monde : Paris, Londres, New-York et Shanghai.

 

Une comparaison fort utile et qui permet de cerner, en quelques chiffres seulement, cette « exception francilienne » qui est aussi une de nos « exceptions françaises ». Pour une métropole au poids de population à peu près équivalent (environ 8 millions d’habitants), c’est-à-dire pour Paris ce qu’on appelle la zone dense, nous comptons 200 organes de décision politique (communes), Londres 33 (boroughs), New-York  City 5 (boroughs) et Shanghai 10 (districts). Et encore ces chiffres – qui justifient par eux même qu’on se penche sur la question de la gouvernance de la métropole parisienne – ne rendent-ils pas compte de la répartition réelle des pouvoirs entre ces différents organes politiques (non seulement ceux-ci sont en nombre nettement inférieurs à Londres, New-York ou Shanghai mais en outre leurs pouvoirs de décision et leurs compétences sont nettement réduits comparés à nos communes).

 

Autre enseignement de cette comparaison internationale : les plans des transports en commun en disent souvent plus long sur l’organisation d’une métropole que bien des discours. Et en la matière, Paris fait là encore tristement exception, souffrant encore du refus des décideurs d’alors – c’était à la fin du XIXème siècle – de prolonger le métropolitain au-delà des fortifications. Un refus timidement réparé à partir de 1924 mais qui ne sera jamais vraiment à la hauteur d’une véritable ambition… métropolitaine.

 

Et Philippe Panerai de conclure – à raison – que « la carte d’un Grand-Paris plus juste et plus solidaire sera le plan de ses transports en commun » !

 
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