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03 avril 2007

Ils feraient mieux de se taire !

medium_barroso.jpgLa Commission européenne n'apprécie pas la tonalité de la campagne présidentielle française et elle le dit !

Il faut lire cet hallucinant article paru dans le Monde d'hier soir. Voici un florilège des critiques adressées par nos éminents membres de la Commission européenne à l'encontre de notre campagne électorale :

"Parfois, j'entends des arguments qui ne tiennent pas compte de la réalité économique, qui ignorent ce qui est en train de se passer dans les économies européennes", explique le commissaire européen chargé des affaires économiques et monétaires.

"La Banque centrale doit être indépendante. On ne peut pas lui donner des instructions précises parce que cela pourrait mettre en cause la crédibilité de l'euro."  rappelle de son côté le président de la Commission, José-Manuel Barroso.

Mme Kroes, la commisaire chargée de la concurrence, s'est dite de son côté "choquée" de lire que le candidat UMP souhaitait "davantage de champions nationaux et davantage de protectionnisme". Selon la commissaire, qui s'exprimait à Berlin dans une conférence de presse, "il est obsolète de parler de champions nationaux, il est obsolète de parler de protectionnisme".

On reste pantois devant tant d'arrogance et de cécité. Tenez-le vous donc pour dit : il n'est pas permis de critiquer la politique de la Banque Centrale Européenne ou l'obsesion de la libre concurrence sans se faire traiter au mieux de démagogue au pire de populiste par nos commissaires européens. Tant pis si ces derniers n'ont aucune légitimité politique, de celle que confère par exemple le suffrage universel, et si, ce faisant, ils s'autorisent une insupportable ingérence dans la politique intérieure d'un pays membre quand ils devraient s'astreindre, en simples serviteurs des instances européennes, à la plus élémentaire réserve.

La Commission voudrait ruiner définitivement l'idéal européen aux yeux des Français qu'elle ne s'y prendrait pas autrement. Abstenez-vous de grâce, mesdames et messieurs de la commission ! N'avez-vous donc rien compris ni rien appris des non français et néerlandais ? Tenez-vous donc à bloquer définitivement la construction européenne par votre mépris à l'égard de la démocratie et de toute idée qui sorte un peu de vos dogmes libéraux ? Alors oui, taisez-vous sinon je crains que la colère des peuples, et pas seulement français, ne se fasse entendre avec davantage de force et de rage. L'Union européenne n'y survivrait pas et vous en seriez directement responsables !

01 mars 2007

Airbus et l'euro

medium_airbus.jpg10 000 emplois supprimés dont 4 300 en France : en quelques semaines, le symbôle du rêve européen et un des arguments phare des tenants de la constitution européenne (bien qu'Airbus n'ait rien à voir avec les institutions de l'Union) s'est transformé en une catastrophe industrielle et sociale majeure.

Depuis hier, à l'annonce du contenu précis du plan social, la presse s'interroge : comment a-t-on pu en arriver là ? Plusieurs éléments de réponse sont avancés : erreurs dans un certain nombre de choix stratégiques, manque de coordination entre les services des différents pays, conflits d'intérêts entre les directions françaises et allemandes, fusion AIRBUS / EADS mal préparée et du coup mal acceptée...

Autant d'éléments qui sont sans aucun doute pertinents mais personne, en revanche, n'a évoqué les conséquences possibles - ne ce serait-ce que pour les réfuter - de la politique monétaire européenne. Est-il totalement insensé de s'interroger sur les effets néfastes de la surévaluation de l'euro par rapport au dollar qui contribue à renchérir d'environ 30 % nos échanges commerciaux avec l'étranger ? Est-ce parce qu'à ma connaissance seul Nicolas Dupont-Aignan, candidat souverainiste à la présidentielle interrogé hier matin sur France Inter, y a fait référence qu'il faudrait s'interdire de poser la question ( oh la la, je cite Dupont-Aignan sur mon blog, je vais me faire taper sur les doigts par mes petits camarades socialistes) ? La politique monétaire de la BCE est-elle à ce point taboue ou irréprochable ? Cet oubli (volontaire ?) est-il dû à des considérations politiques héritées du fameux axiome "il ne faut pas désespérer Billancourt" revu et corrigé en un "il ne faut pas désespérer de l'Europe"  (si toutefois cela n'est pas déjà fait...) ?

Je ne connais pas assez le dossier Airbus pour me prononcer sur les raisons profondes pour lesquelles nous en sommes arrivés là. Peut-être que l'euro n'a rien à faire dans tout cela... ou peut-être pas. Encore faudrait-il pouvoir en débattre sereinement et sans parti pris de part et d'autre, non ?

 

 
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