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11 novembre 2007

Europe : la faute de Hollande

medium_drapeaueuropeen.jpgLe piège tendu aux socialistes par Nicolas Sarkozy sur le nouveau traité européen était tellement gros qu'on les imaginait mal tomber en plein dedans.

Mais il faut croire qu'au PS rien ne se passe jamais normalement.

En se prononçant clairement, par 36 voix contre 20 et 2 abstentions (dont celle d'Arnaud Montebourg), en faveur du traité de Lisbonne, le bureau national du PS n'a pas seulement commis une erreur stratégique, il s'est fait l'auteur d'une véritable faute politique directement inspirée par son premier secrétaire.

Comment a-t-on pu en arriver là, c'est-à-dire à cette nouvelle marque de division entre socialistes sur la question européenne, alors que ces dernières semaines la direction nationale du PS, sous les auspices de son secrétaire national au projet européen Benoit Hamon, s'efforçait de trouver les voies d'un accord entre tenants et opposants au traité constitutionnel européen ?

Sans doute, hélàs, pour des raisons qui n'ont pas grand chose à voir avec le fond de l'affaire et qui ressortent de considérations plus tactiques qu'eminnement idéologiques.

De toute évidence, le Premier secrétaire du parti François Hollande a voulu profiter de la question pour démontrer sa capacité, si souvent mise en doute, de trancher et de prendre une position ferme. Puisqu'on l'accusait d'affadir le discours du PS dans la synthèse molle permanente, on allait voir ce qu'on allait voir ! D'où ce subit changement de pied stratégique.

Comme beaucoup d'autres, je suis le premier à dénoncer cette eau tiède qui tient lieu de discours au parti socialiste depuis de trop nombreuses années. Sauf que s'il y a bien un sujet sur lequel il était impératif de préserver l'unité et le rassemblement des socialistes, c'est celui de la construction européenne. Pour des considérations purement tactiques - en clair, renforcer son leadership sur le parti - François Hollande, dont le premier devoir de premier secrétaire est pourtant de veiller à ce rassemblement, a donc commis ce que je considère comme une lourde faute politique, à l'égard des militants socialistes et plus encore des électeurs de la gauche toute entière.

Qu'une majorité se dégage en faveur du traité de Lisbonne au sein du Bureau national n'a en soi rien de surprenant, ni même de choquant. Mais trancher une telle question ne pouvait, à mon sens, relever d'une telle instance, émanation partielle et donc forcément partiale d'un Conseil national lui même pas toujours représentatif de la diversité des militants. 

Comment empêcher que ce oui asséné en dehors de tout débat approfondi ne passe aux yeux des nombreux opposants au TCE comme, au mieux, une preuve de cécité et, au pire, comme une volonté de revanche ? Surtout quand tout ceci s'opère en totale contradiction avec l'engagement fait pendant la campagne présidentielle de soumettre à nouveau cette question à référendum. Que certains camarades socialistes n'y voient qu'une question de forme en dit long sur la contamination antidémocratique des institutions de la Vème République au sein même du parti socialiste. Puisque le président de la République en a décidé ainsi, alors il faudrait se plier à la volonté du prince !

On voudrait convaincre un peu plus les citoyens que la construction européenne se fait sans eux, voire contre eux, que l'on ne s'y prendrait pas autrement. Voilà en tous cas qui ne risque pas de réconcilier les Français avec le projet européen.

Car sur le fond, le pseudo "traité simplifié" qui n'a en réalité rien de simplifié, ne répond en rien aux défis que doit affronter notre continent ni aux exigences de la construction d'une Europe politique. L'union à 27 demeure largement ingouvernable. Les possibilités de coopérations renforcées ne sont pas rendues plus aisées. Et malgré les promesses de campagne de Nicolas Sarkozy, la Banque Centrale Européenne continuera à sévir sans aucun contôle démocratique.

Tout ceci, aucun socialiste sincère ne le nie. Alors pourquoi diable sembler aujourd'hui approuver sans réserve le tour de passe passe du président de la République quand chacun sait que tous les grands problèmes de l'Europe (gouvernance, politique monétaire et économique, protection extérieure...) sont devant nous ? Quelle crédibilité aurons nous désormais dès lors qu'il s'agira de critiquer des mesures gouvernementales largement justifiées par l'Union.

C'est un peu comme si l'on reconnaissait qu'entre la gauche et la droite il n'y a pas de différence en matière de construction européenne. Comme si on justifiait la politique d'ouverture du gouvernement Sarkozy et sa théorie fumeuse du rassemblement des talents.

Et bien non, n'en déplaise à certains, il y a bien une vision de gauche et une vision de droite du projet européen. Or, qui d'autre que le parti socialiste peut porter, contre vents et marées, cette exigence d'une réorientation du projet européen ? Abandonner ou donner le sentiment d'abandonner cette exigence sur un sujet aussi majeur c'est condamner les socialistes à rester sans voix. C'est renoncer à porter les espoirs de changement de ces millions de Français qui sont les victimes directes de cette mondialisation que certains prétendent heureuse.

Avec ce nouveau traité, François Hollande avait l'occasion de prouver la volonté maintes fois exprimée de réconcilier définitivement les tenants du oui et du non au référendum constitutionnel. En jetant par dessus bord cette exigence, ce dont Benoit Hamon a fait directement les frais, le premier secrétaire du PS montre une fois de plus qu'il n'est pas à la hauteur des enjeux et qu'il est davantage préoccupé par des visées tactiques que par l'intérêt supérieur des socialistes. Ce oui, clairement affiché et qui résonne comme une claque faite à tous les partisans du non au TCE, est d'autant plus absurde que les parlementaires conserveront au final leur liberté de vote lors du Congrès qui devrait se réunir prochainement.

"Une page est définitivement tournée" a cru se féliciter François Hollande au sortir de ce vote. Comme si on pouvait trancher une question aussi importante, aussi cruciale pour l'avenir de notre pays, sur un coin de table entre 50 éminences grises du parti. Désolé, cher François, mais la page n'est pas tournée. Il faudra bien y revenir, par exemple lors du prochain Congrès...

02 septembre 2007

Hollande : j'y suis, j'y reste !

medium_hollande.jpgL'Université d'été du PS aura (au moins) servi à ça : lever le voile sur l'ambition présidentielle de l'actuel premier secrétaire. C'était un secret de polichinelle, mais l'expression a le mérite de la clarté. En indiquant qu'après avoir quitté son poste à la tête du PS, il se préparera à briguer l'investiture du parti à la présidentielle, François Hollande s'est décidé à abattre - enfin - ses cartes.

Par je ne sais quel miracle dont le PS a - hélàs - l'habitude, celui-ci aura d'ailleurs réussi à ressortir de la Rochelle plutôt conforté, alors qu'on lui prédisait de bien mauvais quart d'heures sous le feu nourri des critiques de ses camarades.

Du coup, cette ambition enfin affichée résonne étrangement cent jours à peine après le second tour de l'élection présidentielle. Elle jette une lumière crue sur la campagne passée et valide, à l'évidence, les analyses selon lesquelles François Hollande n'avait jamais accepté la candidature de sa compagne et fit tout (consciemment ou inconsciemment) pour la torpiller.

La stratégie du premier secrétaire est désormais très claire. Il quittera comme promis son mandat à l'issue du Congrès à l'automne 2008 mais ce sera pour mieux briguer l'investiture socialiste à la présidentielle en 2010. En attendant, l'homme va poursuivre sa vieille tactique : laisser ses petits camarades s'étriper, (re)vérouiller le parti en mettant fin au dispositif des adhérents à 20 euros et pousser ses pions au sein de l'appareil, au premier rang desquels figure Benoît Hamon. La petite quarantaine, le tout nouveau porte parole du PS, opposant déterminé à Ségolène Royal et soutien affiché du premier secrétaire, est un spécialiste des aracanes du parti et un manoeuvrier hors pair. Il a su se constituer, depuis son passage à la tête du Mouvement des Jeunes Socialistes, un réseau particulièrement influent et structuré (Nouvelle Gauche). François Hollande a bien compris tout l'intérêt qu'il avait à s'appuyer sur une telle force et à mettre en avant cet ancien dirigeant du Nouveau Parti Socialiste aux côtés d'Arnaud Montebourg et Vincent Peillon. "La rénovation, certains en parlent, moi je la fais" pourra ainsi entonner l'actuel premier secrétaire en passant la main à son jeune allié. 

Cette opération a-t-elle une chance de réussir ? A l'évidence oui car, même s'il semble être ces dernières semaines la cible privilégiée de ses adversaires internes, François Hollande détient toujours de nombreux atouts en main. Outre celui de Benoît Hamon, il peut aussi compter sur le soutien de Razzye Hammadi, président ô combien charismatique du MJS, passé maître dans l'art de "faire des salles"... pas inutile lorsqu'on cherche à se faire ovationner par de jeunes socialistes à la Rochelle ! Mais surtout, François Hollande peut compter sur la "balkanisation" du parti. Un parti plus que jamais éclaté en courants et sous courants sur fond de haines recuites entre vieux leaders à bout de souffle et dont Hollande a toujours su habilement tirer profit !

Dès lors, pour les adversaires de l'actuel premier secrétaire, la problématique est assez simple : comment construire une majorité alternative qui permette enfin de tourner réellement la page Hollande. Or, force est de constater que cette majorité alternative peine aujourd'hui à émerger, entre les tentatives encore désordonnées d'un Bertrand Delanoë, d'un Manuel Valls, d'un Arnaud Montebourg ou de ce qu'il reste des courants fabiusiens et strauss-khaniens. Sans oublier Ségolène Royal, enterrée bien vite mais qui comptera à l'évidence dans la structuration de la future majorité du parti. Comme le disait Arnaud Montebourg il y a quelques jours à Frangy-en-Bresse "parlons-nous, tendons nous la main".

Si tous ceux là ne sont pas capables de s'entendre, c'est bien François Hollande qui en sortira une nouvelle fois victorieux !

Dernière minute : voici un extrait de la dépêche AFP à l'issue du discours de clotûre de François Hollande à la Rochelle : François Hollande, premier secrétaire du parti socialiste, a reconnu dimanche 2 septembre à la Rochelle que son parti n'était "pas entendu par le plus grand nombre", parce qu'il ne dit "rien de net, de clair, de lisible". On croit entendre Chirac qui 10 ans après son élection commentait gravement la situation sociale du pays comme s'il n'en était pas responsable. Bref, plus que jamais, tout change parce que rien ne change au PS. Et il paraît que le discours fut chaudement applaudi... à pleurer !

27 août 2007

Mes 10 bonnes raisons de ne pas aller à la Rochelle

medium_larochelle.jpgComme chaque année, le dernier week end d'août marquera la rentrée des socialistes avec les traditionnelles mais très contournables Universités d'été du Parti socialiste à la Rochelle.

En bon militant, je devrais me faire un devoir d'assister à ce grand moment de fraternité et de réflexion collective. Et pourtant...

Voici mes 10 bonnes (ou moins bonnes !) raisons de ne pas me rendre à la Rochelle cette année. A vous de juger !

 1. Parce que j'ai pas envie de voir François Hollande conclure, comme si de rien n'était, ces Universités d'été pour la onzième fois consécutive.

2. Parce que tout s'est déjà passé le week end dernier à Melle et à Frangy avec les rassemblements respectifs de Ségolène Royal et d'Arnaud Montebourg... ils l'ont dit à la télé ! Même François Hollande a dû écourter ses vacances pour griller la politesse de ses deux camarades.

3. Parce qu'une réunion en vase clos entre militants (et encore ceux qui arrivent à avoir une place) n'a aucun sens, à partir du moment où la direction actuelle, dans un grand élan démocratique, a refusé de remettre en jeu son mandat après la troisième défaite consécutive à la présidentielle.

4. Parce qu'on connaît déjà tous les coins et recoins de la Rochelle, ville au demeurant charmante et qu'il aurait été symboliquement plus appropriée de changer de lieu pour une fois... tiens pourquoi pas Clichy-sous-Bois (commune ô combien symbolique) ou Mulhouse (commune pas moins symbolique !).

5. Parce qu'il eut été préférable de débattre largement avec nos sympathisants, les représentants des syndicats, des associations, les intellectuels des raisons de notre échec plutôt que de nous replier une fois de plus sur nous mêmes.

6. Parce qu'il suffit de se rendre dans une librairie au rayon politique pour se rendre compte que cette édition 2007 va virer au réglement de compte vis-à-vis de notre ex candidate ; le lynchage... très peu pour moi, même si Ségolène a commis des erreurs, c'est un peu facile de tout lui coller sur le dos.

7. Parce que notre premier secrétaire va encore entonner l'air du nécessaire rassemblement : il faut jouer plus collectif, dire plus "nous" et moins "je", serrer les rangs dans l'adversité... merci on connaît la chanson ! Marre d'être un bon petit soldat, surtout pour de tels résultats, tandis que la direction reste droite dans ses bottes.

8. Parce que, faute de pensée commune et d'idée neuve, on va frapper à bras raccourci et sans nuance sur le nouveau gouvernement sans se rendre compte que les Français n'en peuvent plus de ces schémas manichéens, surtout 100 jours seulement après une élection.

9. Parce que cette année, à cause de Sarkozy qu'a proposé le FMI à DSK, on pourra même pas demander une photo dédicacée à Anne Sinclair. Toujours à cause de Sarkozy qu'a proposé à Jack Lang d'intégrer la commission sur les institutions, on pourra même plus voir notre ami Djack déambuler sur le parvis de l'Espace Encan à la recherche de tout ce qui ressemble, de près ou de loin, à une caméra.

10. Enfin, la pire ou la meilleure de toutes, parce qu'une fois de plus, il revient... il a traversé le pont de l'île de ré... il paraît même qu'il a écrit un bouquin... va-t-il encore pleurer cette année ?

14 mai 2007

Au PS tout change parce que rien ne change !

medium_conseilnational.jpgLe Conseil national du PS de ce samedi fut à la hauteur de mes attentes : il ne s'est rien passé ou si peu ! Mêmes sourires figés devant les caméras. Même poncifs sur la nécessaire unité du parti. Même brochette de "vieux croutons" (l'expression n'est pas de moi, je n'oserais pas, mais du camarade DSK) qui se regardent en chien de faïence. Mêmes discours abscons où le positionnement tactique tient lieu de prise de position. Ca en deviendrait presque drôle si ce n'était pas triste à en pleurer. Même la saison 3 de Lost va être reléguée en deuxième partie de soirée faute d'audience alors, vous pensez, si la saison 10 "d'apparatchikland" (le mot n'est toujours pas de moi mais du camarade Peillon) est ennuyeuse.

Bref, il nous faudra attendre. Mais promis, la grande clarification, la grande rénovation auront lieu sitôt les élections légisaltives passées. Enfin , plus sûrement après les vacances d'été (ben oui il faut bien se reposer quand on a tout donné à sa candidate !) ; à moins que ce soit au printemps prochain. C'est que faudrait pas se montrer irresponsable tout de même à quelques semaines des élections municipales ; échéances autrement plus importantes que l'avenir du pays ou la reconstruction d'une alternative à Sarkozy.

Pendant ce temps, le jeu de rôle continue.

François Hollande veut à nouveau nous la jouer "grand rassembleur en chef" et se fait tout d'un coup plus flou sur son engagement de quitter la tête du parti après l'élection présidentielle. Dix ans qu'il est là avec 2 défaites présidentielles à la clef mais qu'importe, fidèle à sa méthode, il éspère encore s'y maintenir, usant et abusant de ses talents manoeuvriers et de sa maitrise du calendrier. La simple dignité devrait l'inciter à remettre en jeu son mandat dès l'après législatives. Mais non, l'homme semble plus que jamais décidé à faire descendre le PS qui n'est déjà plus, à bien des égards, qu'un syndicat de notables, toujours plus bas. Si l'on n'y prend pas garde, si, aux quatre coins du PS, on ne s'élève pas contre cette désastreuse dérive, alors on pourrait assez vite dresser l'irrémédiable constat de décès d'un parti définitivement nécrosé.

Dominique Strauss-Kahn, quant à lui, se dit "disponible" pour engager la rénovation du PS. Il n'a pas de mots assez durs pour dénoncer l'attitude du premier secrétaire, accusé d'être le principal responsable de la défaite présidentielle. Si je voulais être méchant, je rappelerais à notre éminent camarade qu'il fut, il n'y a pas si longtemps, le complice, pour ne pas dire l'artisan, d'une de ces énièmes "synthèse molle" dont notre parti a le secret et qui a fait les délices de notre premier secrétaire. Au cours de ce funeste Congrès du Mans, en novembre 2005, un seul se leva contre ce bal des faux culs : Arnaud Montebourg. Et l'on sait ce qu'il dut alors endurer, y compris de la part de ses anciens camarades du Nouveau parti socialiste.

Sur le fond, DSK se veut le champion d'un parti socialiste qu'il souhaite enfin pleinement "social-démocrate". J'avoue que je ne comprends pas bien ces éternels débats sémantiques. Il y a belle lurette que le PS est un parti réformiste ou social-démocrate qui a accepté l'économie de marché. De là à faire de la social-démocratie le nouvel horizon du PS, pardonnez-moi mais j'ai comme l'impression que nous avons 50 ans de retard. Comme lorsque j'entends qu'il faudrait que nous fassions notre "Bad Godesberg" en référence au SPD allemand. Tout cela n'a, en vérité, plus guère de sens alors que partout en Europe le modèle du compromis social-démocrate, qui avait connu son heure de gloire en Allemagne et en Europe du Nord au sortir de la guerre, est en crise. Compromis que le libre-échangisme mondial et la financiarisation du capitalisme ont fait définitivement voler en éclat et qu'il nous faut essayer de rebâtir.

Quand à Laurent Fabius, enfin, il voit dans la défaite de Ségolène Royal et la victoire de Nicolas Sarkozy la confirmation des analyses qu'il défend, avec un certain talent il faut le reconnaitre, depuis le référendum sur le traité constitutionnel européen. Et d'en appeler à une "gauche décomplexée" face à une droite elle même "decomplexée". Laurent Fabius a sans doute raison lorsqu'il explique que la gauche a d'abord perdu sur le terrain des valeurs. Le succès de Nicolas Sarkozy est aussi et avant tout le triomphe de l'idéologie libérale, individualiste et néo-conservatrice qu'il est parvenu à infuser dans toute une partie de la société. Le combat de la gauche doit donc être avant tout culturel et idéologique. Le problème, c'est que face à cette analyse pertinente, Laurent Fabius et ses amis proposent des recettes issues des années 70 et donc forcément vouées à l'échec. Sans compter qu'il veut s'appuyer sur les partenaires traditionnels du PS (PC, Verts, alter-mondialistes...) dont on voit bien aujourd'hui l'obsolescence.

Et Ségolène Royal dans tout cela ? Si elle veut compter à l'avenir, elle a tout intérêt à briguer la direction du parti. Mais il lui faudra pour cela densifier autant que clarifier son discours, même si elle a posé quelques utiles jalons au cours de la campagne. Il lui faudra également savoir nouer des alliances internes sans tomber dans les errements d'un Hollande plus petit dénominateur commun du parti.

Bref, la mise en oeuvre effective d'une authentique rénovation du PS, au delà de l'extraordinaire capacité de ce parti à produire du consensus mou, pourrait s'avérer être un travail idéologique de longue haleine. Raison de plus pour l'engager sans plus tarder !

 
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