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12 juin 2007

Le blog de François Mitterrand doit revivre !

medium_mitterrand.2.jpgLa fermeture du vrai-faux blog de François Mitterrand passionne la blogosphère si j'en crois l'affolement des statistiques de consultation de mon blog qui a enregistré plus de 1500 visites dans la seule journée d'hier. Voila de quoi longuement philosopher sur la bulle internet... bulle que je contribue, bien sûr, à alimenter moi même !

Ce qui est incroyable c'est que le journal Le Monde lui même ait consacré tout un article à ce sujet dans son édition de lundi soir, reprenant à son compte - sans les vérifier - les informations de Nicolas Voisin, blogueur devant l'éternel, qui prétend avoir identifié les auteurs du blog incriminé en la personne de Bruno Roger-Petit (journaliste, ex présentateur du journal du soir sur France 2) et d'Arnaud Montebourg. Lesquels viennent de démentir formellement ces allegations.

En attendant, ces affres font les affaires d'un autre blog posthume de François Mitterrand, concurrent nettement moins talentueux du premier et aux penchants sarkozystes affirmés, dont la fréquentation semble atteindre des sommets.

Au nom du pluralisme, décidément fort menacé ces temps ci, il est donc urgent que nous revienne notre authent.i.c (!) tonton. Je n'hésite donc pas à lancer officiellement un grand appel public pour que notre défunt président veuille bien réapparaître et nous livrer à nouveau ses précieux conseils qui seront autant de lumières dans les cieux si tourmentés de l'après 6 mai. Oui nous avons besoin de Toi. Ne nous laisse pas seuls comme des enfants égarés au milieu des disputes de François et Ségolène. Toi qui fut le seul à conduire la gauche au pouvoir à l'issue d'une présidentielle, reviens vite !

Si vous aussi, vous souhaitez que François Mitterrand revienne, laissez un commentaire. Je suis sûr que là où il est, il les lira, y sera sensible et peut-être même les entendra !

23 février 2007

Et si on supprimait les journalistes politiques ?

medium_sarkoetlesjournalistes.jpgJe vous rassure tout de suite, je ne veux rien faire de répréhensible pénalement.

Seulement l'idée m'est venue comme une évidence en regardant il y a quinze jours l'emission "Arrêt sur images" consacrée aux liens entre Nicolas Sarkozy et les journalistes. Et franchement il y avait de quoi frémir.

Non pas tellement de l'attitude de Nicolas Sarkozy qui sait si bien s'y prendre pour jouer de la connivence avec les journalistes, dans un subtil mélange de sympathie et de tension melées. Après tout c'est son job. Non, ce qu'il y avait d'atterrant c'est l'attitude pour le moins désinvolte et détachée des journalistes "accrédités" qui suivent à longueur de temps le ministre-candidat.

Celui-ci monte de toute pièce des voyages de presse pour mettre en scène sa réconciliation avec Cécilia. Ben oui mais bon on y va quand même et donc faut bien en parler. Il refuse de répondre à des questions génantes sur son patrimoine ? Ben on peut pas y faire grand chose, on va quand même pas le harceler. Il tutoie chacun ? Que voulez vous y faire ? Le must du cynisme assumé, c'est encore cette parole lachée par le journaliste du Monde Philippe Ridet : "le fond, je m'en fous" ! C'est vrai qu'on est trop occupé à relater les "états d'âme" plus ou moins spontanés du président de l'UMP ou à quémander aux conseillers en commuication un entretien en "off", histoire de pouvoir distiller dns ses papiers quelques confidences.

Est-ce parce qu'il a compris l'effet délétère de son attitude sur ses lecteurs que le même Philippe Ridet a tenté de se rattraper dans un long papier paru le 20 février et intitulé "Ma vie avec Sarko" ? Article qui s'apparente à un laborieux et peu convaincant plaidoyer sur le difficile métier de journaliste accrédité ou "embarqué" comme on dit pour les journalistes couvrant la guerre en Irak.

Oui, je me doute que ça doit pas être facile tous les jours le métier de journaliste accrédité auprès de Nicolas Sarkozy ou auprès de n'importe quel homme politique d'envergure d'ailleurs (encore que notre Sarkozy national soit un maître en la matière). Pas facile de résister à la machine bien huilée du marketing électoral et de la communication politique. Pas facile de s'extraire de ce microcosme si près du pouvoir et pourtant si loin du réel. Pas facile, si ce n'est impossible, de prendre du recul pour analyser, disséquer, "décrypyter" comme on dit dans le milieu médiatique, les déclarations de celui qu'on suit au jour le jour et dont on partage finalement un peu de la vie (à cet égard, le titre du papier de Philippe Ridet n'est pas innocent).

Alors, comme à l'impossible nul n'est tenu et que pour être journaliste on n'en est pas moins homme, je propose tout simplement que l'on supprime ces fameux "journalistes accrédités" dont on se demande parfois s'ils ne sont pas devenus de simples faire-valoir de nos hommes et femmes politiques. Il ne manque pas de journalistes talentueux, chacun dans leur domaine de compétence respective, pour couvrir l'actualité et les déplacements de tel ou tel candidat. Sarkozy fait un voyage dans le Nord pour parler emploi ? Qu'on y envoie le ou la journaliste chargé de ces questions. Au moins, il ou elle connaîtra (un peu) le sujet et sera davantage capable de relever telle ou telle incohérence dans le discours du candidat. En changeant ainsi régulièrement les journalistes au contact de nos hauts responsables politiques, on réduira du même coup les risques de connivence. Et puis, il sera plus difficile pour Jean-Pierre Elkabach de demander l'avis de Nicolas Sarkozy sur le journaliste appelé à le suivre !

 
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