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14 novembre 2009

Identité(s) nationale(s) bis

Toujours en plein débat sur l'identité nationale, je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager cette chanson de Clarika : "Bien mérité".

 
 
clarika.jpg
Plutôt fort comme paroles non ? Ca me fait penser à tous ces chantres du libéralisme qui pensent que s'ils ont réussi ce n'est que grâce à leurs seuls mérites et certainement pas parce qu'ils ont eu la chance d'avoir des parents favorisés ou de vivre dans un pays qui offre à chacun la possibilité de faire des études gratuitement ou d'accéder à la culture. Alors, bien mérité ou bien hérité ? 
Sur le fond, je n'ai pas envie de revenir longuement sur les propos de Nicolas Sarkozy. Inutile de lui faire davantage de publicité. Je dirais simplement que je n'ai pas attendu ses vociférations pour être fier d'être Français, n'ayant jamais goûté l'esprit de repentance ou l'éspèce de mauvaise conscience occidentale de certains. D'ailleurs ce type de sentiment ne se commande pas et malheureusement, la façon dont la France est gouvernée depuis deux ans et demi me donnerait plutôt honte. Surtout quand notre président s'échine à tourner le dos à ce qui est précisément le coeur de l'identité française comme la laïcité, la justice sociale ou la promotion des droits de l'homme.
Un débat sur l'identité nationale ? Contrairement à ce qu'affirme Nicolas Sarkozy, la Gauche n'en a pas peur. Mais au moment où le chômage flambe comme jamais, on aimerait que le Chef de l'Etat nous explique d'abord comment il compte le juguler !

25 octobre 2009

Le retour... de Marc Lavoine

marclavoine_volume10.jpgBien sûr, ce n'est plus vraiment la grande époque des duos avec Catherine Ringer.

Bien sûr, dans ce dixième album, Marc Lavoine se laisse parfois un peu trop aller à la facilité des sonorités douceureuses et aux airs déjà mille fois entendus.

Et pourtant, ce nouvel album se laisse écouter sans déplaisir; la voix chaude et un peu mélancolique de Marc Lavoine se révélant finalement une assez belle introduction à l'automne.

On relèvera particulièrement le joli duo avec Valérie Lemercier "La grande amour" mais aussi quelques belles mélodies plutôt tristes comme "Reviens mon amour" ou "Quand je suis seul". Les fans des années 80, quant à eux, en retrouveront l'esprit dans "Les rêves américians" et ses choeurs délicieusement has been.

Bref, malgré ses insuffisances et ses défauts, difficile de ne pas faire preuve d'indulgence pour ce nouvel album d'un auteur décidément attachant !

A découvrir sur deezer.com : http://www.deezer.com/music/marc-lavoine/volume-10-382001...

10 mars 2007

Polnareff ou la nostalgie des seventies

medium_polnareff.jpgDonc, il est revenu. 10 concerts complets à Bercy et puis dans toute la France. 10 Bercy ça fait du monde :  environ 100 000 personnes pour écouter celui qui avait déserté la scène depuis plus de 30 ans. C'est en soi un événement. On avait tellement déblatéré sur son compte, ce pauvre Polnareff ; tellement dit qu'il ne reviendrait jamais, qu'il avait perdu toute inspiration, toute énergie. Et bien non, il est là et affiche complet... qui peut en dire autant ?

Alors, comme tant d'autres, je me suis pressé ce vendredi soir pour découvrir sur scène celui que je n'ai jamais connu que comme un exilé. Dans la salle comble, un public populaire et familial, des parents, des grands parents, des trentenaires mais pratiquement pas un black ou un arabe. Sentiment étrange et diffus d'une grande homogénéité sociale, à travers les âges.

Et puis voilà qu'apparaît l'icone - comment le qualifier autrement ? - dans un décor où trone la célèbre paire de lunettes blanches. Une certaine fébrilité s'est emparée de la sallle : va-t-on le retrouver tel qu'on l'aime depuis tant d'années notre Polnareff ou le poids des ans aura-t-il fait son oeuvre ? Au premier titre, on s'inquiète un peu et puis très vite notre Michel national retrouve sa voix inimitable et ses envolées dans les aigües. Ouf, on est soulagé ! Les titres s'enchainent et le charme opère grâce à une scénographie suffisamment économe en effets pour ne pas tirer la couverture à elle mais mettre en valeur l'univers de chaque chanson.  Polnareff n'est jamais aussi bon que lorqu'il se retrouve au piano pour ses titres phares comme Good bye Marylou. La salle communie, sans excès, comme s'il elle retrouvait une vieille connaissance avec une émotion contenue.

Alors, on songe que c'est peut-être cela le succès du come-back de Michel Polnareff : un public de "français moyens" venus retrouver une petite parcelle d'un paradis perdu, celui de la France des années d'avant la crise, où la légereté et la provocation avaient encore un sens, où le chômage, la précarité et le sida n'avaient pas encore complètement obscurci l'horizon. Un public venu renouer, l'espace d'un concert, avec ses souvenirs et tenter de se convaincre que malgré les années qui passent, il n'a pas tant vieilli. La preuve, Polnareff, lui, est toujours là ! Après tout, à la veille de tourner définitivement la page des seventies avec la retraite de Chirac et alors que dehors la mondialisation menace, voilà quelque chose de rassurant.

 
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